19.09.2007
Luxe, ors et somptuosité
Les appartements Napoléon III du Louvre
En visite au Louvre lundi matin pour contempler la Pièta de Villeneuve-lès-Avignon, je découvre par hasard les appartements Napoléon III. Un choc après la belle austérité des salles de peinture médiévale ... Jugez plutôt !
Ici, le salon d'apparat de l'ancien Ministère des Finances :





Un peu de luxe et de dorures avant ma prochaine note, dont le sujet, même s'il n'est pas dépourvu d'or, sera sensiblement plus austère ...
C.G.
Musée du Louvre, appartements Napoléon III. Aile Richelieu, 1er étage.
09:10 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Louvre, Napoléon III, appartements Napoléon III
17.11.2006
Les éléphants de la Porte Dorée
100% Art Déco !
Au show multimédia du nouvel aquarium du Trocadéro, je préfère sans conteste l'ambiance un peu désuète de l'aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée. Et puis, je l'avoue, emmener mes fils
contempler les poissons est avant tout l'occasion d'admirer une fois de plus le bijou Art Déco qu'est l'ancien Musée des Colonies.
Dès la sortie du métro, quelques palmiers donnent le ton. Devant le perron du bâtiment, des lionnes de pierre veillent. Seul monument restant de l'Exposition Coloniale de 1931, le palais est bien loin de l'exotisme artificiel des coupoles et minarets qui fleurirent alors à Paris. C'est d'abord, pour l'époque, un bâtiment innovant, qui utilise aussi bien des matériaux modernes - béton armé et grès cérame - que des bois précieux pour ses décors. Son architecte Albert Laprade, officia notamment au Maroc, où, à la demande de Lyautey, il reconstruisit la ville indigène de Casablanca.
Derrière les hautes colonnes de la façade, se déploie le chef-d'oeuvre des lieux : un prodigieux bas-relief en pierre du Poitou, couvrant une surface de 1200 m2. L'oeuvre est due à Alfred Janniot,
décorateur des paquebots Ile de France et Normandie, et plus tard, du Palais de Tokyo à Paris. La richesse du décor, la profusion des motifs contrastent avec la sobriété du "trait", avec la stylisation typiquement années 30.
La France, au centre, est entourée de ses ports - Saint-Nazaire, Le Havre, Bordeaux, Marseille - et de l'aéroport du Bourget. De grands navires, toutes voiles dehors, amènent vers la Mère Patrie les richesses de l'empire colonial.
A droite, l'Asie et l'Océanie, à gauche, l'Afrique et les Antilles, sont figurées comme des jungles merveilleuses, des terres d'abondance, paradis terrestres débordant d'animaux et de fruits. Ma préférence va aux éléphants, véritablement somptueux, qui animent de leur puissance les deux côtés - Afrique et Asie - du bas-relief. Clichés faciles d'un monde rêvé ? Représentations idylliques à la gloire d'un système ? Ce bas-relief est avant tout la plus grande oeuvre Art
Déco de Paris, invitation au rêve d'une extraordinaire beauté.
Après avoir gravi le perron, nous pénétrons dans le palais, où les visiteurs, attendant leur ticket d'entrée pour l'aquarium, semblent totalement indifférents au décor.
A la vaste salle centrale, un peu froide, je préfère l'intimité des petits salons ovales, à chaque extrémité du hall. L'un est consacré à l'Afrique, l'autre à l'Asie. Ils sont tous deux ornés de fresques et meublés par Ruhlmann et Printz. Je m'imagine aisément dans un des fauteuils club du salon Asie, sirotant un cocktail bizarre en contemplant, sur les murs, les danses indiennes des adeptes de Shiva. Je crois entendre, au loin, les notes d'une cithare ...
"Maman ! On y va ?". Mon fils aîné piaffe. J'abandonne donc pour un temps mes rêves exotiques, allons voir les poissons !
C.G.
Palais de la Porte Dorée, Paris XIIe. Métro Porte Dorée.
10:25 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Art déco, architecture, Paris, Porte Dorée, Janniot, Laprade
04.11.2006
Le dédale magnifique des Arts Décoratifs
Musée ou caverne d'Ali Baba ?
D'accord, je n'ai pas le sens de l'orientation, mais je ne suis apparemment pas la seule à m'être perdue dans le dédale du nouveau Musée des Arts Décoratifs. "C'est par où l'Art Nouveau ?", "à quel étage sommes-nous ?", "la sortie, s'il vous plaît ?" : les gardiens - heureusement fort nombreux - sont assaillis de questions. En plus, les ascenseurs ne desservent pas tous les niveaux. Bizarre ... Je me retrouve donc à faire le parcours chronologique à l'envers, à remonter le temps dans un foisonnement incroyable de meubles et objets en tous genres. Les salles consacrées aux réalisations contemporaines sont un peu boudées, ce sont à coup sûr l'Art Déco et l'Art Nouveau qui attirent le plus de visiteurs.
Dans cette caverne d'Ali Baba, mes coups de coeur ont un air d'inventaire à la Prévert. La palme du chic Art Déco revient au mobilier créé par Mallet-Stevens pour le film l'Inhumaine, tourné en 1923.
Le bureau, en particulier, est un bijou de sobriété, en métal laqué chocolat, doté de huit tiroirs aux poignées chromées et d'un plateau en cuir, creusé de compartiments en métal argenté. L'oscar de la bizarrerie revient au bestiaire d'Avisseau et de ses émules, qui, dans l'enthousiasme naturaliste du XIXe siècle, peuplent leurs céramiques de poissons, lézards, coquillages, escargots et autres couleuvres dissimulées sous des feuillages plus vrais que nature. Quant à l'objet le plus pratique, c'est sans doute le nécessaire de voyage de la Maréchale Bessière, créé par Martin-Guillaume Biennais vers 1800. Sous un volume relativement réduit, ce superbe coffret d'acajou ne compte pas moins de soixante-deux pièces, composant services à thé et à café, nécessaires de toilette, d'écriture et ... de couture.![]()
A côté du foisonnement des vitrines, surchargées de merveilles, les reconstitutions d'intérieurs d'époque, pompeusement appelées period rooms, apportent un rythme en même temps qu'une respiration. L'appartement de Jeanne Lanvin et son célèbre bleu, le cabinet des Fables de l'hôtel Dangé (cf note du 3 octobre dernier), une superbe salle à manger par Louis Süe et André Marre, ou encore le salon de l'hôtel de Serres sont autant d'invitations au rêve... Je me prend à passer de plus en plus rapidement devant les vitrines débordantes, aux cartels malcommodes, pour laisser vagabonder mon imagination dans la splendeur des period rooms.
En parallèle du parcours chronologique, le Musée propose deux "Galeries d'Etude", qui mettent en regard des objets d'époques différentes répondant à un même besoin. Si la première galerie, "SE REPOSER", ne me convainc pas - on se croirait dans une réserve du Mobilier National... -, la seconde, "SE NOURRIR", est très amusante, mais gagnerait à un peu plus de hiérarchisation et d'explications. Dans la vitrine thématique "Maintenons, buvons !", un verre marqué "Perrier" côtoie ainsi un gobelet de vermeil des années 1775. Histoire de l'art comparée ? Je finis le voyage avec le wagon restaurant de l'Etoile du Nord, dont l'acajou d'un salon particulier a comme un parfum de nostalgie.
Non loin, la Galerie Dubuffet semble quelque peu incongrue. Certes, c'est bien au Musée des Arts Décoratifs que l'artiste donna sa collection personnelle, mais un prêt au Centre Pompidou ou au Palais de Tokyo aurait permis une meilleure valorisation de cet ensemble de grande qualité. La plupart des visiteurs, qui ne semblent pas férus d'art moderne, passent sans un regard devant Rue de Passy, lèche dodo ou L'âne égaré, pour aller dans la Galerie des jouets ! Cette curieuse juxtaposition de deux galeries sans rapport est à l'image du musée tout entier : une caverne d'Ali Baba qui aurait mérité un peu plus d'organisation et de cohérence, quitte à exposer moins d'objets.
C.G.
Musée des Arts Décoratifs - 107, rue de Rivoli, Paris Ier.
10:30 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Arts Décoratifs, musée, Dubuffet
21.10.2006
La cité idéale de Mallet-Stevens
Un rêve d'architecte
C'est lui qu'on aperçoit d'abord en pénétrant dans l'impasse : un superbe cèdre bleu, au fond sur la gauche. Planté à l'initiative de Madame Reifenberg, première occupante du numéro 8, il est la mémoire de la rue Mallet-Stevens.
Difficile d’imaginer aujourd’hui ce que fut, en juillet 1927, l’inauguration de cette voie privée du XVIe arrondissement de Paris. Le Directeur des Beaux-Arts, le Préfet de Police, le Préfet de la Seine font partie des officiels. Tout un aréopage se presse dans cette cité idéale. L'événement est même filmé pour les actualités cinématographiques. Un an plus tôt, Daniel Dreyfus, propriétaire d'un terrain à Auteuil, fait appel à Rob Mallet-Stevens pour lotir l'endroit. L'architecte imagine alors cette rue - c'est en fait une longue impasse - bordée par cinq hôtels et un pavillon de gardien.
Il conçoit chaque maison comme un immense bloc à sculpter, comme un jeu de cubes, de parallélépipèdes et de cylindres blancs. Les différents volumes s’emboîtent en créant autant de niveaux, de décrochés, de terrasses. Priorité à l’espace, à la lumière, avec de très larges baies, au confort : fait exceptionnel pour l'époque, chaque maison possède son chauffage central. Pour les "finitions", Mallet-Stevens fait appel aux artistes habituellement associés à ses projets : Louis Barillet, maître-verrier, pour les vitraux géométriques qui ornent les cages d'escalier, Jean Prouvé pour les serrures et ferronneries.
Parmi les heureux riverains, une pianiste, Madame Reifenberg, des sculpteurs, les frères jumeaux Jan et Joël Martel, l'ancien propriétaire du terrain, Daniel Dreyfus, et Rob Mallet-Stevens lui-même. Des personnages à la Modiano, qui appartiennent au même cercle d'amis et vivent en harmonie dans cette rue un peu curieuse. Mais après la guerre, l'endroit sombre dans l'oubli. Avec ses premiers habitants s'éteint peu à peu la mémoire de la cité idéale. Mallet-Stevens meurt en 1945, les frères Martel en 1966. L'oeuvre de Rob n'intéresse plus personne. Les hôtels sont surélevés par des architectes sans scrupules, les plans intérieurs modifiés, certains vitraux détruits.
Seul à avoir conservé intacts ses volumes intérieurs, l'ancien atelier des jumeaux Jan et Joël Martel occupe le rez-de-chaussée du n° 10. C'est dans cet hôtel, qui comporte aussi trois appartements en étages, que se cache le bijou de la rue. Entrons !
Le vaste espace du rez-de-chaussée, structuré sur trois niveaux, évoque un paquebot et ses coursives. A l'entrée de l'actuelle cuisine, une petite marche rappelle l'ancienne fonction de la pièce. C'est là que les frères Martel, utilisant l'eau de la fontaine toujours en place, préparaient le plâtre de leurs futures oeuvres. La légère dénivellation permettait d'éviter tout risque d'inondation du reste de l'atelier.
A l'opposé, une série de marches mène à un petit palier, d'où part, à côté d’un somptueux panneau sculpté tout en miroirs, un étroit escalier en colimaçon qui dessert
les trois appartements des étages. Rien d'extraordinaire au premier abord. Il faut s'approcher, lever la tête ... ou baisser les yeux. Deux miroirs circulaires sont placés au centre de la cage d'escalier, l'un au sol du rez-de-chaussée, l'autre au plafond du dernier étage. La réflexion réciproque produit un effet magique : que l'on regarde en bas ou en haut, les spirales s'enroulent à l'infini, les marches montent vers le ciel ou s'enfoncent dans un puits sans fond. L'escalier de Mallet-Stevens est une merveille de simplicité, un joyau propice à la rêverie. Comme l'emblème du talent sans fin d'un architecte longtemps oublié.
C.G.
NB : l'atelier des frères Martel, au 10 de la rue Mallet-Stevens, est une propriété privée. Il est ouvert à la visite lors des Journées du Patrimoine.
19:45 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mallet-Stevens, architecture, Martel, Barillet, Prouvé
03.10.2006
Une heureuse restauration : les boiseries de Madame Dangé
En 1750, le fermier-général François-Balthazar Dangé acquiert un hôtel particulier à Paris, place Vendôme. Il fait orner le boudoir de sa femme, situé au premier étage, de boiseries en chêne illustrant les Fables de La Fontaine.
Si vous flânez au Louvre, vous y rencontrerez peut-être Madame Dangé, sur un portrait de Tocqué, élève de Nattier. Elle y apparaît vêtue d’une robe gris perle ornée de dentelles et s’occupe à la broderie d’un mouchoir dans les mêmes teintes. On l’imagine aisément, penchée sur son ouvrage, dans l’atmosphère poudrée du boudoir aux moulures roses et vert d’eau, levant parfois la tête vers les panneaux aux délicats paysages champêtres. Changement radical un siècle plus tard : l’hôtel Dangé devient le QG de la 1ère division militaire. Que penser de valeureux officiers évoluant parmi des boiseries aux nuances outrageusement féminines ? Il faut repeindre ! Les couleurs pastel des moulures sont masquées par une dorure, les teintes délicates des scènes de fables sont foncées : voici un décor plus sérieux, plus viril !
L’hôtel, dévolu entre temps au Gouverneur militaire de Paris, est désaffecté à la fin du XIXe siècle et les boiseries déposées au Louvre. Elles sont aujourd’hui présentées par le Musée des Arts Décoratifs, qui a décidé de leur rendre leur aspect du XVIIIe siècle, à l’exception de quelques panneaux, restaurés dans leur version XIXe. L’impression est curieuse : à gauche de l’entrée du Cabinet des Fables, les boiseries dorées des militaires, partout ailleurs, la délicatesse sucrée du boudoir de Madame Dangé. Pas un visiteur qui n’exprime son avis, qui ne fasse son choix. Faute d’être artistiquement correcte, je pencherais plutôt pour les ors du XIXe…
![]()
Au-delà des préférences de chacun, cette restauration hétérogène a le mérite de poser la question de la vie d’une œuvre d’art. L’œuvre est-elle « définitive » une fois posés les pinceaux, le burin ou le ciseau de l’artiste qui la fit naître ? Doit-elle être figée dans cette « version originale » ? Le temps, bien sûr, sera le premier à effectuer ses retouches malheureuses : à défaut de pigments stables, le vert devient bleu ou brunâtre, le jaune de chrome vire au marron, le carmin au rose pâle. Le cas de nos boiseries est différent. Contrairement au passage du temps, l’action a posteriori de l’homme sur une œuvre d’art ne relève pas de la seule chimie, du choix malheureux d’un pigment bon marché ou instable ; il peut s’agir, comme à l’hôtel Dangé, d’une simple question de goût, de convenance ; plus souvent, l’intervention humaine est motivée par des raisons politiques, religieuses ou morales. C’est l’exemple célèbre du Jugement Dernier de Michel-Ange, dont les personnages, trop dénudés aux yeux du concile de Trente, se firent sinon rhabiller, du moins voiler par Daniele da Volterra, qui y gagna le surnom de « braghettone ». Quelles qu’en soient les raisons, la transformation volontaire d’une œuvre – grandiose plafond de la Sixtine ou modestes boiseries de Madame Dangé - appartient à son histoire ; à ce titre, et lorsqu’elle ne relève pas du saccage, elle mérite à mes yeux de n’être pas intégralement gommée par un restaurateur trop puriste. L’œuvre peut y gagner une dimension nouvelle, laissant affleurer les regards successifs de ceux qui l’ont connue ; elle devient le reflet des mentalités et des goûts, fluctuant au fil du temps, mais aussi une invitation à la modestie. Qui sait si nos choix artistiques d’aujourd’hui ne seront pas balayés par les certitudes de demain ?
C.G.
18:35 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : restauration, arts décoratifs
27.09.2006
Une surprise architecturale
Guimard au-delà de l'Art Nouveau
C’est une étroite maison à deux étages, cachée dans une impasse du XVIe arrondissement. La façade asymétrique est habillée de ciment blanc et rythmée par une alternance de stries horizontales. Un bow-window annonce le salon ; un vitrail géométrique surmonte la porte d’entrée. L’ensemble est sobre, moderne, harmonieux. A côté de la fenêtre du rez-de-chaussée, une inscription attire l’œil. C’est la signature de l’architecte : « Hector Guimard Archte 1922 ». Guimard ! Qu’on est loin des courbes tortueuses du Castel Béranger, des ferronneries compliquées des bouches de métro ! Ici, le décor est léger, discret, sur les fontes des balcons ou l’encadrement des portes. Le roi de l’Art Nouveau aurait-il renié volutes et arabesques ? Non, mais la Grande Guerre est passée par là, emportant dans son tourbillon la plupart des artisans et, avec eux, un savoir-faire irremplaçable. Qui, dans les années 20, saurait encore réaliser les ferronneries somptueuses d’un Castel Béranger ? Qui pourrait imprimer à la pierre autant de formes improbables ? Personne. L’architecte doit donc s’adapter…
La guerre qui prive Guimard d’artisans exceptionnels lui apporte en revanche une idée radicalement nouvelle : il a observé les premières constructions militaires démontables, il fera donc du préfabriqué. Non, Maison Phénix n’a rien inventé, dès 1920 Guimard se propose de travailler à un lotissement totalement pré-construit. Il dépose quantité de brevets, met au point un système standardisé permettant à des ouvriers sans qualification de monter l’ensemble d’une maison. Hélas, le petit hôtel du square Jasmin restera un prototype sans suite, fruit d’une utopie imposée par les circonstances.
Avant de s’exiler aux Etats-Unis, Guimard terminera sa vie parisienne à deux pas de son rêve préfabriqué. L’immeuble qu’il construit rue Henri-Heine est un patchwork singulièrement homogène : un rez-de-chaussée qui rappelle l'Art Nouveau, une toiture quasi-médiévale et entre les deux, des lignes Art déco. Pour unir les étages, des bandeaux de pierre donnent à l'immeuble un bel élan vertical. Comme un gigantesque ascenseur pour le paradis des architectes ...
C.G.
3, square Jasmin et 18, rue Henri Heine. Paris XVIe.
17:20 Publié dans Au fil de mes pas ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Guimard, architecture, Art Nouveau, Art Déco